Qu’est-ce que la dualité ?
La Dualité
Origines de la dualité
Comme toujours en Deltalogie, on part de la potentialité absolue contenant l’infinité des possibles (à ce niveau, l’impossible n’existe pas, autrement dit : tout est possible, même l’impossible).
Il a été expliqué dans l’un de nos articles (sur la Potentialité) que la Potentialité absolue intégrant tout (les plus) et son opposé (les moins), leur somme était en permanence égale à zéro.
Zéro est donc à la fois la résultante et l’origine de la dualité. La manifestation universelle débute en effet par la scission du zéro en ses deux composantes latentes, l’une négative (-1, -2, -3..), l’autre positive (+1, +2, +3, ..).
Rappelons encore que l’élément négatif se doit d’apparaitre avant le positif, le zéro ne pouvant générer en premier ce qui lui est supérieur.
Enfin , si la Potentialité infinie que recèle le zéro est en soit un mystère inexplicable, sa réalité et sa nature sont par contre visibles et démontrées dès l‘apparition de la première dualité, puis de toutes celles qui la suivent (Car tout est dualité).
En effet, avant toute dualité connue, la Potentialité qui l’a fait naître « est », mais n’existe pas, puisqu’elle est encore non manifestée. Par contre, cette manifestation est inévitable, car la vocation irrépressible d’une Potentialité par nature abstraite ou virtuelle, est de se transformer en réalité concrète.
Ces explications peuvent s’appliquer à la lettre autant qu’en esprit à Dieu (Potentialité abstraite) et à sa manifestation universelle (Potentialité concrète en actes), les deux ne faisant qu’un.
Les deux entités en présence sont aussi interdépendantes et indissociables que les deux faces d’une même pièce de monnaie.
Caractères
- Concepts de base
La dualité est constituée par deux concepts, valeurs, ou réalités à la fois différentes, opposées, et complémentaires, exemple : homme / femme, énergie / matière, espace / temps, vie/mort, etc …
Ces deux éléments doivent leur existence à une distance – vide qui à la fois les sépare, les distingue, et les relie.
Cette distance – vide est marquée par l’invisibilité. Elle dissimule le fait que la dualité est en réalité une « trialité » (néologisme) de fait qui s’ignore.
- Concepts sous-jacent
| La séparation | (scission de l’unite) |
| La différence | (non identité des termes de la dualité) |
| La diversité | (multiplication des differences et des dualités) |
| L’opposition | (inversion des caractères sans antagonisme) |
| La complémentarité | (l’union des termes peut reformer l’unité première) |
| L’antagonisme | (refus de la complémentarité – cause du mal : le dual devient duel) |
| La relativité | (chaque élément n’est qu’une partie d’un tout : relativité des personnes, des savoirs, des croyances, etc..) |
| L’unité | (origine et finalité des termes de la dualité) |
| L’impermanence | (changement et évolution des termes duels) |
| L’autonomie | (dans l’interdépendance, d’où liberté limitée) |
| La tolérance | (acceptation réciproque des différences) |
| L’humilité | (conscience de sa relativité, de ses limites) |
| L’orgueil | (prétention à la supériorité sur l’ « autre ») |
| La liberté | (possibilité de choix. Mais ce choix est très conditionné) |
| Valeurs clefs de l’univers | (espace/temps, énergie/matière, unité/ diversité, conscience/amour, contrainte/liberté, mort/vie). Toutes valeurs à base de distance créée ou comblée. |
C’est la gestion correcte ou incorrecte de cet arsenal de possibilités qui décide de l’atteinte ou de l’échec des finalités de la dualité. A savoir :la manifestation optimale de la Potentialité absolue ou relative (si il s’agit d’un individu).
Finalités
Elles sont à titre principal au nombre de deux intimement reliées entre elles.
- La première consiste pour chaque terme de la dualité à réaliser au mieux la part infime que lui a confié la Potentialité absolue. Cette part à pour fins l’expression et l’épanouissement des aptitudes, qualités, dons et talents de chacun au bénéfice de l’intéressé et de tous.
Au-delà de la prise en compte des aléas de l’existence qui peuvent expliquer la non atteinte de tout ou partie de cet objectif, l’individu qui se contente de vivre, de ne pas s’engager, ou de ne rechercher que le plaisir (celui-ci n’est utile et licite qu’en tant que soutien des efforts consentis et soulagement des épreuves subies) est inconscient, stupide, ou profondément malhonnête. Il devra un jour ou l’autre acquitter sa dette ou réparer ce qu’il doit à l’éthique qui confère à la vie humaine sa valeur intangible et sacrée.
- La seconde parallèle et complémentaire de la première est affective, psychique et spirituelle. Il s’agit de faire croître et de cultiver sans cesse sa conscience, son discernement, sa capacité d’amour et de don, d’ouverture aux autres, son aptitude à conserver sa sérénité en dépit des problèmes, sa résilience face aux épreuves.
Bref, la dualité dont la non maîtrise est source de tant de désagréments et de misères humaines, doit apprendre à déjouer tous les pièges qu’à travers l’ignorance, l’inexpérience, et les séductions de toutes sortes, elle se tend à elle-même.
Dans cette perspective, une seule voie s’offre à elle : la trialité dont l’état médiant correctement parcouru s’ouvre à toutes les solutions et reconstitue tout ou partie de l’harmonieuse et aimante unité originelle. Il est le lieu d’effacement des égos et de leurs joyeuses retrouvailles.
Il nous reste à conclure sur ce qu’est une saine dualité. Ce qui à contrario apparait nettement après la citation d’exemples de dualités déviantes ou perverties.
A notre sens, il en est ainsi par exemple de l’ascétisme, de la spiritualité exclusive, du puritanisme, et du collectivisme.
En effet, l’ascétisme extrême nie le corps au prétendu bénéfice de l’esprit.
La spiritualité exclusive et le puritanisme sont comparables au précédent, si ce n’est que leur négation favorable à l’esprit se fait au détriment du corps, et encore plus du psychisme.
Enfin, dans le collectivisme pur et dur, c’est l’individu qui est amputé moralement plus que physiquement au bénéfice de la collectivité.
On attend de la dualité qu’elle soit gérée dans un esprit d’éthique, d’équilibre et d’unité, dans le respect de ses termes.
Autrement dit, tout déséquilibre, conflit, neutralisation, ou tentative d’élimination de l’un des termes au détriment de l’autre est condamnable.
Donnons comme cas modèle d’application de ce principe celui de la dualité temporelle/spirituelle. Le temporel ne doit pas être infériorisé, méprisé ou fui par le spirituel. Au contraire, l’esprit doit pénétrer et traverser la matière et l’expérience existentielle afin de les spiritualiser.
La solution n’est pas dans l’abstention de l’expérience duelle, pas plus que dans son anticipation prématurée, mais dans son vécu courageux et plein. C’est la seule voie qui, passant par une trialité réussie garantit l’accomplissement.
La dualité est un fleuve tumultueux aux nombreuses chutes (celles du fleuve et celles de la vie), dans lequel il faut se baigner et sur lequel il faut apprendre à naviguer et non construire des ponts pour le traverser et l’éviter ou l’observer depuis la rive en passant à côté de sa vie.
