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La loi suprême de l’univers  

Tout le monde connait l’existence de lois et règles juridiques, économiques, morales, etc .. Par contre, les lois naturelles (physique, biologique, psychique, etc..) restent question de spécialistes et sont pour cela peu familières de la plupart des individus. Que dire alors d’une loi des lois qui gouverne tous les aspects de cet univers temporel ? Même les scientifiques l’ignorent (ils cherchent cependant une loi unificatrice, mais limitée au plan physique). Seules les grandes spiritualités ont identifié cette réalité fondamentale en ont proposé une interprétation et une application, mais circonscrite au domaine spirituel.

La loi universelle présentée ici s’applique à toutes les réalités car elle tire ses principes de l’origine même de l‘existence et non de telle ou telle de ses manifestations (ce qui est le départ classique de toutes démarches scientifiques).

Voici le récit succinct de sa genèse.

A 35 ans, au premier faîte de mon existence, je vécus brusquement plusieurs circonstances très éprouvantes : infarctus, perte d’êtres chers, conflits familiaux dévastateurs. Me vint alors avec force et clarté la conscience que je suis soumis à un processus, en trois phases extrêmement contrastées :

  • départ d’une situation très positive et prometteuse,
  • passage par une totale remise en question et déconstruction de ma vie, suivie de :
  • une véritable résurrection intérieure caractérisée par une paix, une joie, une énergie et un amour inconditionnel débordants.

Profondément convaincu qu’il s’agit d’un phénomène universel, j’entreprends dès mon rétablissement une recherche exhaustive destinée à valider mon intuition. C’est ainsi que mes investigations dans un grand nombre de domaines et ce, pendant plusieurs décennies, aboutirent au constat de l’existence d’une loi des lois gouvernant sans exception toutes les réalités (physiques, chimiques, biologiques, psychiques, spirituelles et culturelles).

C’est cette loi rationalisée et définie dans ses principes, valeurs et applications, qui vous est présentée ici sous le nom de loi deltaïque ou du Delta-Mater. Cette loi est symbolisée par un triangle inversé affecté traditionnellement au symbole de la manifestation universelle et du principe féminin.

Le constat fondamental

La description succincte ci-dessus peut se résumer en trois étapes :

  • Expérience intérieure inattendue aux effets exceptionnellement positifs.
  • Perception intuitive d’un phénomène de caractère universel.
  • Début d’une quête de validation rationnelle du fait vécu, à partir d’une base de données que je désire la plus large et incontestable possible. D’où mon choix du listage des caractéristiques de notre univers.

Ceci ayant été réalisé ; je me prête à deux processus mentaux spontanés :

  • A la capacité de notre esprit de se projeter au-delà de lui-même. Cela se produit surtout quand il est acculé à une situation sans issue ou totalement inconnue.

Dans ce cas, sont très vivement stimulées : son imagination, sa créativité, sa foi. Mais ce réflexe de projection est général même dans la vie ordinaire : l’hiver fait penser au printemps – le présent au futur, etc…

  • Au fait d’être naturellement porté au raisonnement analogique qui tire enseignement des similitudes entre deux réalités différentes.

Par ces deux démarches, furent mises en parallèle les caractères relatifs de cet univers, avec ceux qui se situent à leur exact opposé et qui correspondent à l’absolu.

Ces caractères de l’absolu, bien qu’ils soient à priori indémontrables (ils ne le deviennent que par leurs effets tangibles), n’en sont pas moins déjà présents dans notre univers mental.

Voici les deux listes comparatives non exhaustives.

Caractères des manifestations de l’univers leurs opposés
relatif

concret

effectif

crée

multiple

fini

temporel

connaissable

changeant

limité en puissance

limité en connaissance

capable de conscience

dynamique

etc..

Absolu

abstrait

Potentiel

incréé

un

infini

spirituel

inconnaissable

immuable

omnipotent

omniscient

non conscient

statique

etc..

De la juxtaposition de ces deux listes aux caractères extrêmes, vient à l’esprit la nécessité d’un principe permettant e passage d’une série à l‘autre. J’identifiais ce principe à une sorte de mort. En effet, chaque concept, pour se transformer en son opposé, doit consentir à « mourir » à ce qu’il est.

Je découvris d’ailleurs que certaines transitions possédaient déjà un nom spécifique. Par exemple : entropie pour l’énergie cosmique, humilité pour la puissance, décomposition pour le vivant, vide pour l’espace, zéro pour les nombres.

Je qualifiais cette réalité médiatrice de fausse mort. Fausse parce qu’elle débouche soit sur une nouvelle réalité de même niveau, il s’agit alors de renaissance, soit sur un niveau supérieur de conscience, il s’agit alors d’une résurrection.

Ainsi, se révélait omniprésente une structure ternaire commandant tout changement ou relation, toute transformation ou évolution, tout fonctionnement correct quand elle est respectée, ou incorrect quand elle ne l’est pas. Il faut noter de plus que l’existence du troisième élément non visible de la dualité la transforme en une « trialité » (de fait).

La nature tripartite de cette structure suggérait sa représentation sous la forme d’un triangle (ou lettre delta grecque) dont l’inversion (la pointe en bas), se réfère traditionnellement à la temporalité de ce monde et au principe féminin.

D’où également le choix d’un néologisme pour désigner les trois côtés du triangle. Il fallait en effet pour chacun d’eux un terme générique synthétisant leurs multiples applications particulières.

PATER

(De père – origine des choses)

Potentialité

 

               SATER

(Élan vers la vérité des choses, leur perfection)

Manifestation

Vie Evolution

MATER

(De mère – matrice, matière)

Transition

Fausse mort

Bon sens

Le tout est animé et irrigué par l’énergie universelle ou TER (commun aux trois états) et fonctionne, soit dans le bon sens (d’est en ouest comme le soleil), soit en sens inverse (apparition du mal).

Quelques exemples illustrent cette loi.

  • Père / mère (matrice) / enfant
  • Être / mental / corps
  • Atomes / fission / énergie
  • Vie / mort / résurrection
  • Neutralité / répulsion / attraction
  • Aliment/ digestion / vie
  • Poumon / expiration/ inspiration
  • Cœur/contraction/dilatation
  • Passé/présent/avenir
  • Racine/tronc/frondaison
  • Feuille/fleur/fruit

Le deuxième terme est un vide, un passage, une distance  ou une mort. Il est passif.   Le troisième terme est renaissance, résurrection, vie, évolution, production. Il est dynamique.

Le premier concept qui naît de la coexistence des éléments listés est la dualité.

Celle-ci est composée comme on l’a vu de deux termes différents, opposés, et complémentaires. A l’image de cette dualité primordiale, tout ce qui vient à l’existence en est une représentation particulière. Quand les deux termes cohabitent et/ou collaborent pacifiquement, ils reconstituent l’ unité originelle qui précédât la manifestation.

Quand à l’inverse l’un ou les deux termes refusent leur complémentarité, ils entretiennent une situation plus ou moins conflictuelle et sont dits alors contraires.

C’est là qu’apparait l’importance capitale du troisième terme (distance – vide) reliant les deux premiers. C’est grâce à lui que va s’offrir la possibilité d’une résolution des conflits, ainsi que de toutes évolutions.

Tel est l’origine de la loi deltaïque, structure fondamentale de toutes les composantes de l’univers.

Autres concepts nés de la loi

Ils sont aussi nombreux qu’importants. Voici les principaux (certains ont déjà été cités, ils sont ici rappelés) :

Unité, dualité, trialité, complémentarité

Potentialité – cause/manifestation – effets

Distance – vide

Sens correct (bien) – Sens incorrect (mal)

Relation- autonomie, dépendance, interdépendance, indépendance

Tolérance (neutralité bienveillante entre les termes duels)

Opposition (complémentarité acceptée)

Antagonisme (complémentarité rejetée)

Impermanence– changement – vie, évolution

Paradoxe (fausse contradiction entre les termes)

Humilité (effacement des termes)

Conscience (création d’une distance mentale)

Amour (Comblement de cette distance)

Possibilité de choix (liberté limitée)

La poursuite de la recherche en validation de la loi deltaïque a conduit aux déductions suivantes :

  • Cette loi est intégralement universelle comme le confirme l’étude de plusieurs centaines de réalités appartenant à tous les domaines (cf. les trois tomes qui y sont consacrés, « L’aube du septième jour » de Marcel Charran) (articles liés : « pourquoi Dieu se reposa t il le 7è jour » et « à quand le 7è jour de l’homme ? »)

Si la liste des « caractères mineurs » correspond bien à ceux de notre univers, ceux de la seconde liste, qualifiables de « majeurs », définissent la divinité dans les trois monothéismes.

  • Les deux séries constituent un ensemble dont les parties sont indissociables en dépit de leur opposition et de leur séparation du fait de la manifestation temporelle.
  • Les termes majeurs doivent paradoxalement leur caractère absolu aux termes mineurs sans lesquels ils perdraient leur absoluité.

Conclusion

Cette loi ternaire pressentie depuis toujours par de grands philosophes (Platon – Hegel – Spinoza, etc..) et spiritualités (Hindouisme, Christianisme, Tao, etc..) est omniprésente dans les sciences (classique et quantique). Elle est destinée à prolonger le cartésianisme qui lui, est basé sur le dualisme. Celui- ci fût une étape cruciale dans le développement des sciences. Il n’est plus aujourd’hui le reflet de la réalité telle que la définissent la physique quantique et d’autres théories à notre époque.

La loi deltaïque s’inscrit dans le courant de pensée naissant dit de la pensée complexe.

Edgar Morin (la trialectique), Abelio (la structure absolue) et la Deltalogie (loi deltaïque) en sont des pionniers. Les voies d’approche sont différentes mais se confirment mutuellement quant à l’essentiel. Elles sont destinées à se compléter quant à leurs domaines d’application et à leurs terminologies respectives.

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